T’en fais, pas mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleure pas.
T’oublieras, mon p’tit loup,
Ne pleur’ pas.
Je t’amèn’rai sécher tes larmes
Au vent des quat’ points cardinaux, ->fait
Respirer la violett’ à Parme
Et les épices à Colombo.
On verra le fleuve Amazon’
Et la vallée des Orchidées
Et les enfants qui se savonn’nt
Le ventre avec des fleurs coupées.
T’en fais, pas mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleure pas.
T’oublieras, mon p’tit loup,
Ne pleur’ pas.
Allons voir la terre d’Abraham.
C’est encore plus beau qu’on le dit.
Y a des Van Gogh à Amsterdam ->vu
Qui ressemblent à des incendies.
On goût’ra les harengs crus -> essayé
Et on boira du vin d’Moselle. -> bu
J’te racont’rai l’succès qu’j'ai eu
Un jour en jouant Sganarelle. -> pas cette pièce là mais quand même
T’en fais, pas mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleure pas.
T’oublieras, mon p’tit loup,
Ne pleur’ pas.
Je t’amèn’rai voir Liverpool
Et ses guirlandes de Haddock
Et des pays où y a des poul’s
Qui chant’nt aussi haut que les coqs.
Tous les livres les plus beaux,
De Colette et d’Marcel Aymé, -> à moitier
Ceux de Rab’lais ou d’Léautaud, -> à moitier
Je suis sûr qu’tu vas les aimer.
T’en fais, pas mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleure pas.
T’oublieras, mon p’tit loup,
Ne pleur’ pas.
J’t'apprendrai, à la Jamaïque
La pêche’ de nuit au lamparo
Et j’t'emmènerai faire un pique-nique
En haut du Kilimandjaro
Et tu grimperas sur mon dos
Pour voir le plafond d’la Sixtine. -> vu
On s’ra fasciné au Prado
Par les Goya ou les Menine.
T’en fais, pas mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleure pas.
T’oublieras, mon p’tit loup,
Ne pleur’ pas.
Connais-tu, en quadriphonie,
Le dernier tube de Mahler -> ça fait longtemps…
Et les planteurs de Virginie
Qui ne savent pas qu’y a un hiver.
On en a des chos’s à voir
Jusqu’à la Louisiane en fait -> fait
Où y a des typ’s qui ont tous les soirs
Du désespoir plein la trompett’.
T’en fais pas, mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleur’ pas.
Oublie-les, les p’tits cons
Qui t’ont fait ça.
T’en fais pas, mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleur’ pas.
J’t'en supplie, mon p’tit loup,
Ne pleure pas. -> à faire
Quand enfant j’entendais la chanson, je disais “le monsieur il l’a fait pour moi la chanson” Mignon comme mots d’enfant… mais si j’avais su que plein de petits cons allaient me faire tans de mal… Ces paroles pleine d’espoir ça me fait pleurer… et ça fait pleurer ma soeur Constance, qui l’écoute souvent en pensant à moi… J’avais toujours cru qu’elle me détestait, et que l’on faisait juste bonne figure… et dans le fond elle aime son petit frère…